Marie Paterová
Elle a grandi dans le pittoresque village de Kajlovec, dans la région de Moravie-Silésie, et dans la ville voisine de Hradec, la fréquentation de l’école d’art, l’atmosphère de la ville elle-même et de son château l’ont conduite vers un intérêt pour la musique et l’art. Elle est passée par la plus sombre Opava, où son adolescence a été animée par l’École des arts appliqués, dans laquelle elle a étudié le design graphique. S’ensuivit l’admission à l’Académie des beaux-arts de Prague (AVU), dans l’atelier de Michael Rittstein. Par la suite, au gré des hasards du destin, elle a traversé de nombreux ateliers, dont le plus significatif fut probablement celui de Vladimír Skrepl, qui a éveillé la portée de son œuvre. En même temps, peu après l’école, elle cherche son ancrage dans le monde et la société, qu’elle reflète par la peinture, le texte et divers autres médias.
***
Elle saisit le sens au fil de ses pérégrinations, en se retrouvant sur différents chemins, à leurs extrémités et lors des retours vers le centre. Le voyage est accompagné des symboles et citations habituels qui défilent en un éclair. Ils apparaissent sur le téléphone ou sur les panneaux publicitaires le long des routes. Les mots se transforment en formes et les formes en mots, et parfois ils composent un visage familier. Le symbole de l’infini représente des chemins, des ruelles, des impasses qui contournent le centre de la personnalité et montre métaphoriquement le regard sur le « voyage » à vol d’oiseau, ainsi que depuis différents instants sur un chemin spécifique.
***
Immersion décontractée (texte d’exposition)
D’un lieu et d’un temps où l’humeur et l’initiative de plonger dans quelque chose font défaut, dans la forteresse sûre de la dépression latente, naît la possibilité de transférer cet état dans un autre espace. Les attentes face au changement d’environnement n’existent plus, par précaution, comme on a appris par diverses épreuves cette défense contre l’ensorcellement. Des fuites constantes de soi-même, y compris de ses propres opinions et relations, l’avidité de nouveaux départs, le désir d’effacer et de réessayer, mieux. Or la configuration intérieure, aucune fuite ne la changera, et pour une réinstallation nous n’avons ni le temps ni l’énergie. Alors tout au plus se reposer, arrêter ces processus, reprendre son souffle, pleurer sous l’eau, rester un moment dans cette couleur bleue et un jour, quand nous serons prêts et que l’environnement sera propice, utiliser les démons dans le combat pour nos propres âmes.
***
Elle saisit le sens au fil de ses pérégrinations, en se retrouvant sur différents chemins, à leurs extrémités et lors des retours vers le centre. Le voyage est accompagné des symboles et citations habituels qui défilent en un éclair. Ils apparaissent sur le téléphone ou sur les panneaux publicitaires le long des routes. Les mots se transforment en formes et les formes en mots, et parfois ils composent un visage familier. Le symbole de l’infini représente des chemins, des ruelles, des impasses qui contournent le centre de la personnalité et montre métaphoriquement le regard sur le « voyage » à vol d’oiseau, ainsi que depuis différents instants sur un chemin spécifique.
***
Immersion décontractée (texte d’exposition)
D’un lieu et d’un temps où l’humeur et l’initiative de plonger dans quelque chose font défaut, dans la forteresse sûre de la dépression latente, naît la possibilité de transférer cet état dans un autre espace. Les attentes face au changement d’environnement n’existent plus, par précaution, comme on a appris par diverses épreuves cette défense contre l’ensorcellement. Des fuites constantes de soi-même, y compris de ses propres opinions et relations, l’avidité de nouveaux départs, le désir d’effacer et de réessayer, mieux. Or la configuration intérieure, aucune fuite ne la changera, et pour une réinstallation nous n’avons ni le temps ni l’énergie. Alors tout au plus se reposer, arrêter ces processus, reprendre son souffle, pleurer sous l’eau, rester un moment dans cette couleur bleue et un jour, quand nous serons prêts et que l’environnement sera propice, utiliser les démons dans le combat pour nos propres âmes.
Profil créé 13 août 2026
Galerie d'œuvres
Priest (« Prêtre »), 2025
Into (« Dedans »), 2025
Dirty Infinity (« Infini sale »), 2025
Faites tourner les manèges à l’envers, 2025
Untitled (« Sans titre »), 2025
Ici, il y a trop d’amusement pour moi, 2023
Pools (« Bassins »), 2021
Ami nº 1, 2021